Au commencement, au commencement... Oh et puis mince, mademoiselle Candy c'est elle, ou plutôt c'est moi. Et je ne sais comment commencer, c'est vrai, un premier article, ce n'est pas rien. Et je suis en train de faire de ce début un massacre.
Comment dire, on va dire qu'ici c'est un peu comme un salon de thé, un coin de douceur, une once de verdure. Oui, on y vient un peu comme on prend un café, après le repas, quand le temps se suspend. Ici, pas de vent ni de remue ménage. Si c'était un pièce, le sol serait de parquet sombre, les murs peints en beige, et tous les mots seraient encadrés par des dorures un peu vieillottes, suspendues par des rubans de satin colorés. Ici, il y traine une odeur, une odeur de vanille, de biscuit, de patchouli. Une odeur douce et rassurante, des effluves de Guerlain et de Chanel n°5. Ici c'est bien, c'est doux, c'est calme et reposant.
Je suis la maitresse des lieux. J'ai les cheveux longs et des robes à fleurs, des écharpes de laine et des perles au cou, les ongles rognés et la tête à l'envers. J'aime les vieilles choses, les belles choses, ce qui brille, qui est doux et lisse. J'aime les mots et le papier j'aime la mode et le papier glacé j'aime le fil et la peinture.

Alors venez, entrez, je vous souhaite la bienvenue.

Vous prendrez bien un thé?